Les difficultés du modèle de la Grande Distribution en Afrique

Avec une industrialisation de plus en plus marquée, notamment dans l’industrie des PGC, certains pays Africain peinent à voir apparaitre des géants de la Grande Distribution.

Quels sont les particularités de la distribution :

  • 95% du commerce des PGC se fait dans le commerces de proximité. Alimentations générales, Bureau de Tabac et Supérettes.
  • La majorité des points de ventes dispose d’une surface de moins 50 m2. On en dénombre près de 50 000 en Algérie et environ 35 000 en Tunisie.
  • L’immense majorité de ces POS (Point of Sales) ne déclare pas plus de 30% de leurs Chiffres d’Affaires et peu d’entre eux paient les charges sociales des salariés.
  • Ces POS s’alimentent pour la plupart de leurs produits depuis les marchés de gros en périphérie ou au coeur des grandes villes. Là encore, pas de factures ni de déclarations.
  • Pour une partie des approvisionnements, les marques distribuent directement ou indirectement les POS et proposent le plus souvent une facturation, qui peut être acceptée ou refusée par le gérant.
  • La grande particularité de ces POS de proximité, est la connaissance de leur clientèle et le recours à la vente à crédit aux fidèles. Le gérant tient un petit carnet où le solde des clients est suivi de très près.

Les quelques Grandes Surfaces s’adressent avant tout à une clientèle privilégiée, habitant les grands centres urbains pour qui le prix n’est pas un critère, mais plutôt la richesse de l’assortiment et le sentiment de pouvoir s’offrir ce qui se fait de mieux.

Mais en fait, pourquoi les Grandes Surfaces sont-elles plus chers ?

  • Prix du Foncier dans les Grandes Agglomérations Africaines. Acquérir la Surface de Ventes mais aussi le parking et l’aménagement des accès routiers.
  • L’intégralité de l’activité commerciale est scrupuleusement déclarée (TVA, Impôts et charges sociales).
  • L’absence d’une véritable puissance d’Achat puisque les volumes sont dépendants du nombre d’Hypermarchés et de supermarchés actifs dans le réseau.
  • L’absence d’un réseau logistique adapté pour garantir massification des achats et distribution capillaire vers le réseau commercial.

En bref, c’est le paradoxe de l’œuf ou la poule. Pas assez de magasins pour acheter correctement et pas assez d’achats pour garantir des prix compétitifs.

Il y a pourtant des moyens de rompre le cercle vicieux dans plusieurs des pays africains et permettre l’avènement d’un circuit de distribution organisé, qui apportera aux consommateurs plus de clarté tout en permettant aux états de prélever plus facilement les impôts directs et indirects, ainsi que les cotisations sociales.

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